La Tribune du rapport d'activités

17, August 2020

La Tribune de Chartres écologie dans le rapport d’activité de la Ville

Des comptes alarmants.
De toute son histoire, jamais la Ville de Chartres n’a été autant endettée : 137 millions d’euros au 31 décembre 2019. Rapportée au nombre d’habitants, cette dette représente plus du double de la moyenne des villes de taille équivalente.

Le « casse » des finances de la ville occasionné par le Pôle administratif dure depuis six ans : le coût global avoisinera les 60 millions d’euros ; le bâtiment, toujours inutilisable, coûte déjà en maintenance, et les loyers de locaux pour les services municipaux s’ajoutent à la facture. Le projet de « Zénith », source de nuisances présentes et futures, qui renouvelle la tutelle de QPark sur le budget municipal, est un gouffre à 40 millions d’euros appelés à gonfler avec les inévitables surcoûts. C’est grand, c’est vide, vorace, et inadapté à notre temps. Ne comptons pas sur l’aide décisive de la communauté d’agglomération : celle-ci, également dirigée par Jean-Pierre Gorges, affiche une dette de 288 millions d’euros !

Il est une réalité que le maire ne veut pas voir : nous devons économiser les ressources. Au gymnase de Beaulieu, ou à Aubry, ou encore à la « salle » de tennis de table de Rechèvres, on gaspille l’énergie à chauffer des courants d’air ; l’école Henri IV a dû être climatisée, à cause d’une conception insensée. Cet été, l’eau du grand bassin de l’Odyssée a été chauffée à 35°, au lieu de 28. Impossible d’énumérer ici tous les exemples d’imprévision qui alourdissent les coûts et l’impact climatique.

Des solutions alternatives aux chantiers démesurés existent : la salle Ravenne est sous-utilisée pour les spectacles ; or, elle est parfaitement équipée et accessible. Quant à une grande salle de sports, elle trouverait parfaitement sa place à proximité, grâce aux parkings déjà existants de Chartrexpo. Au lieu de détruire et reconstruire, il faut investir dans l’existant, le réhabiliter : les investissements d’aujourd’hui en matière de réhabilitation, notamment thermique, seront les économies de fonctionnement de demain.

À l’heure où la seule justification de l’endettement est l’urgente transformation écologique afin de protéger les ressources et la population, il faut rompre avec l’aventurisme et consacrer avec prudence l’argent collectif à des projets essentiels pour l’avenir.

Comptez sur notre vigilance,

Les élus de Chartres Ecologie

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